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Manger de saison à Paris : le calendrier qui tient sur un carnet

Carnet mis à jour en 2026 — lecture 5 min
Panier en osier rempli de fruits et légumes de saison sur une table de cuisine

Manger de saison paraît compliqué tant qu'on essaie de retenir des listes. En réalité, sur un marché parisien, la saison s'impose d'elle-même : ce qui est de saison est abondant, bien présenté, et nettement moins cher que le reste. Le prix est le meilleur indicateur qui soit — bien plus fiable qu'un tableau imprimé.

L'année en quatre temps

l'étalPRINTEMPSasperges, petits poisfèves, radispremières fraisesÉTÉtomates, courgettesaubergines, pêchesmelons, figuesAUTOMNEcourges, poireauxchampignons, noixpommes, poiresHIVERcarottes, navetsendives, chouxagrumes du sud
CroquisL'année du marché, dans le sens des aiguilles d'une montre. Le printemps est le quartier le plus court : les asperges ne restent que quelques semaines.

La méthode qui marche vraiment

Renverser l'ordre habituel. Au lieu de décider d'un menu puis de chercher les ingrédients, on regarde d'abord ce qui déborde sur les étals, on achète, et l'on compose ensuite. C'est ainsi qu'on cuisinait avant les supermarchés, et c'est ce qui rend le marché si différent d'un rayon : ce n'est pas vous qui choisissez, c'est la saison.

Le repère du prix : quand un légume passe sous les deux euros le kilo sur un marché parisien, c'est qu'il est en pleine saison et probablement pas venu de très loin. Quand il grimpe à cinq ou six, c'est soit le tout début, soit la fin, soit l'autre bout du monde.

Regarder la provenance, pas seulement le prix

L'affichage de l'origine est obligatoire sur les étals. C'est une information qu'on lit peu, et pourtant elle raconte beaucoup : des tomates espagnoles en février n'ont rien à voir avec des tomates du Val de Loire en août, ni pour le goût, ni pour le prix, ni pour ce qu'elles ont parcouru. Un vendeur qui affiche clairement ses provenances et sait répondre à la question est généralement un bon signe.

Le petit carnet du placard

Une astuce toute bête pour ceux qui trouvent l'exercice difficile : noter, une fois par mois, les trois ou quatre légumes qu'on a payés le moins cher. Au bout d'un an, on dispose d'un calendrier personnel, adapté à son propre marché et à ses propres habitudes — infiniment plus utile qu'une liste trouvée sur internet, et plutôt agréable à relire.

Et ce qui ne se démode jamais

Quelques ingrédients traversent l'année sans problème et sauvent bien des repas : oignons, ail, pommes de terre, carottes, lentilles et pois chiches secs, œufs. Un placard qui contient ces bases permet de transformer n'importe quel achat de saison en repas complet, sans avoir à courir après une recette particulière.

Adresses utiles

Les informations pratiques se vérifient à la source :

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